Constantine

Constantine (Arabic: قسنطينة‎ Qusanṭīnah, Berber languages: ⵇⵙⴻⵏⵟⵉⵏⴰ), aussi épelé Qacentina ou Kasantina, est la capitale de la Province de Constantine au nord-est de l' Algérie. Pendant l'aire romaine elle s'appelait Cirta et a été rebaptisé "Constantina" en l'honneur de l'empereur Constantin le Grand.

Pendant le Moyen Age, elle fut conquise par les Arabes au VIIe siècle et fera successivement partie du royaume aghlabide, de l'empire fatimide puis des royaumes ziride, hammadide, almohade et hafside.

Au XVIe siècle, elle devint la capitale du Constantin beylik, siège du pouvoir beyllique et vassaux de la régence d'Alger. Lors de la conquête de l'Algérie par les Français elle sera prise en 1837, après un échec en 1836. Intégré à la wilaya II, le Constantinois, par le FLN pendant la guerre d'Algérie il devient le siège de sa propre wilaya à l'indépendance du pays.

Légèrement à l'intérieur des terres, elle se trouve à environ 80 kilomètres (50 milles) de la côte méditerranéenne, sur les rives du Rhumel.

Considérée comme la capitale de l'est de l'Algérie et le centre de sa région, Constantine compte 448 374 habitants (938 475 avec l'agglomération), ce qui en fait la troisième plus grande ville du pays après Alger et Oran. There are museums and important historical sites around the city.

It is often referred to as the “City of Bridges” due to the numerous picturesque bridges connecting the mountains the city is built on.

Constantine is also nicknamed the “city of the old rock”, “city of ulemas”, also “city of eagles” or “city of malouf”, Constantinian variant of Arab-Andalusian music.

In 2015 the city of Constantine is the Arab capital of culture, the second largest city in Algeria to be chosen to organize this event after Algiers in 2007.

Histoire

Ancien

La ville a été créée à l'origine par le Les Phéniciensqui l'appelait Sewa (ville royale). Plus tard, il a été renommé Cirtapar le roi numide Syphaxqui en a fait sa capitale. La ville a été prise en charge par Numidiale pays du peuple berbèreaprès la défaite des Phéniciens face à Rome dans la Troisième guerre punique. En 112 av. J.-C., la ville était occupée par Jugurthaqui a battu son demi-frère Adherbal. Plus tard, la ville servit de base aux généraux romains Quintus Caecilius Metellus Numidicus et Gaius Marius dans leur guerre contre Jugurtha. Plus tard, avec la destitution du roi Juba I et les autres partisans de Pompeyen Afrique (c. 46), Julius Caesar a donné des droits spéciaux aux citoyens de Cirta, maintenant connue sous le nom de Colonia Sittlanorum.

emperor Constantine the Great

En 311, pendant la guerre civile entre l'empereur et l'empereur. Maxentius et usurpateur Domitius Alexander (ancien gouverneur d'Afrique), la ville a été détruite. Reconstruit en 313, il a été rebâti d'après le nom de l'empereur. Constantin le Grandqui avait vaincu Maxentius. Capturé par le Vandals en 432, Constantin retourna à byzantine Exarchat d'Afrique (i.e. Afrique du Nord) de 534 à 697. Elle a été conquise par les Arabes au VIIIe siècle, sous le nom de Qacentina.

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Moderne

La ville s'est rétablie au 12e siècle et sous les Almohade et Hafsid c'était encore une fois un marché prospère, avec des liens avec l Pisa, Genoa et Venise. Depuis 1529, il a fait partie par intermittence de la Empire ottomangouvernée par un bey Turc bey (gouverneur) subalterne du dey d' Alger. Salah Bey, qui régna sur la ville en 1770-1792, l'embellit grandement et construisit une grande partie de l'architecture musulmane encore visible aujourd'hui.

En 1826, le dernier bey bey, Ahmed Bey ben Mohamed Chérifest devenu le nouveau chef de l'Etat. Il mène une résistance acharnée contre les forces françaises qui envahissent l'Algérie quatre ans plus tard. Le 13 octobre 1837, la France s'empare du territoire et, de 1848 à 1962, il fait partie intégrante de la mère patrie française et du centre du département de Constantine.

Géographie

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La ville des ponts

La topographie de la ville est unique et détermine le besoin de ponts. Le pont d'El-Kantara est l'un des plus anciens, construit à l'époque romaine et restauré par Salah Bey au XVIIIe siècle et en 1863. De plus, les ponts de Sidi M'Cid et Sidi Rached, qui doivent leur nom aux mausolées voisins des marabouts du même nom, furent inaugurés en 1912. A l'entrée de la gorge, se trouve le Pont du Diable, du nom du bruit "diabolique" émis par les eaux de ce lieu et à leur extrémité, le pont des chutes, situé à l'entrée de la plaine de Hamma.

Parmi les autres ponts, le pont Mellah-Slimane, anciennement Perrégaux, est réservé aux piétons. Sa particularité est d'être accessible, côté "Rock" par un ascenseur et un escalier qui amène les piétons au niveau de la rue trik ejdida ("nouvelle rue"). Il y a aussi le pont d'Arcole, un pont de fer, maintenant fermé.

Un nouveau pont à haubans, le viaduc du Trans-Rhumel ou Pont Salah Bey est ouvert à la circulation le 26 juillet 2014, inauguré par le Premier ministre Abdelmalek Sellal, du nom du gouverneur de Constantine Salah Bey de 1771 à 1792. A partir de 1111 m de long et conçu selon le projet de Dissing + Weitling Architecture, il permet de faire la jonction, au-dessus du Rhummel, entre la place de l'ONU, au centre de la ville et les hauteurs de la ville.

Aujourd'hui, les ponts les plus importants sont :

  • Le pont de Sidi M'Cid (1912), un pont suspendu d'une longueur de 168m
  • Pont d'El-Kantara qui mène vers le nord,
  • Pont de Sidi Rached (1912), un long viaduc de 447 m et 27 arches, conçu par Paul Séjourné,
  • Le pont du diable, un petit pont à poutres,
  • Pont de chutes, formé d'une série d'arches sur le sommet d'une chute d'eau,
  • Passerelle Perregaux (1925), un pont suspendu,
  • Pont de Salah Bey (viaduc Trans-Rhummel, 2014), le premier pont à haubans de Constantine, conçu par Dissing+Weitling architecture,
  • Meddjez Dechiche Bridge
Pont suspendu à constantine

Éducation

Constantine a plusieurs universités : Université publique de Mentouriconçu par l'architecte brésilien Oscar Niemeyeret l'architecte algérien Rachid HassaineZerzara, Université de mathématiques et d'architecture de Zerzara, Université Emir Abdelkader qui est l'une des plus grandes universités islamiques avec de nombreuses facultés couvrant les études religieuses, les langues étrangères, la littérature. La nouvelle ville de Constantine "nouvelle ville ali mendjeli" possède deux grandes universités : L'Université Constantine 2, connue sous le nom de "lella nsoumer", propose des filières mathématiques, informatique et économie, et la nouvelle université est en fait un pôle universitaire avec plus de 20.000 étudiants, 17 facultés et plus de 40.000 habitants. C'est aujourd'hui la plus grande université africaine sous le nom d'"Université de Constantine 3".

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Broderie

L'ample et élégante Gandoura en velours, aux fils d'or, que les belles Constantiniennes portent avec fierté lors des fêtes de mariage et de circoncision, est sans doute le modèle du savoir-faire des maîtresses couturières du Rocher.

Le savoir-faire ancestral transmis de mère en fille depuis des temps immémoriaux a permis de donner toute son authenticité à cette toilette, vêtue d'arabesques flamboyantes, communément appelée Gandoura el Ksentiniya, ou encore Gandouret El Fergani en hommage à la famille Fergani, précurseur de la haute couture à Constantine, devenue indispensable au trousseau des mariées dans la ville des ponts.

La Constantine Gandoura, très populaire même au-delà des frontières, est une robe longue sans col et manches amovibles. Elle trouve ses racines dans le métissage culturel que la ville du Vieux Rocher connaît depuis des siècles.

Il est richement brodé de fils d'or selon la technique du " Fetla " ou du " Medjboud " (broderie en or très fin).

Cette véritable " œuvre d'art ", dont les " petits secrets " ne sont connus que des artisans de l'artisanat constantinois, exprime le raffinement des femmes de la ville vivant dans cette ville, et révèle la beauté de la femme algérienne en général et Constantin en particulier.

This mythical garment, traditionally burgundy colored, is an integral part of Algerian culture, even though it has undergone some changes with regard to the diversity of colors and forms of embroidery. Today, in fact, the new bride can choose between the colors green based, midnight blue or mauve.

La réalisation de cette Gandoura obéit à des règles très précises, affirme Malika, une couturière très " coureuse " à Constantine, se gardant cependant de révéler ses petits secrets. Un patron (dessin), explique-t-elle, doit être choisi et posé sur un cuir tanné, avant d'être gravé sur le cuir et collé pour être laissé quelques jours sous une opération qu'on appelle localement " lafridha ".

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Vient ensuite la phase finale, celle de la broderie au fil d'or (" Madjboud " ou " Fetla ") et de l'ornementation à paillettes et cornemuses dorées (fil de métal très fin et tordu, broderie usagée), selon le goût.

La broderie couvre toute la robe. Elles sont axées sur les décorations de fleurs, de papillons, d'oiseaux ou d'arabesques attirées par la " sensation " de la couturière.

La traditionnelle Gandoura de Constantine, dont la fabrication peut prendre une année entière, se caractérise par sa réalisation en trois parties distinctes que l'on appelle "kh'ratate". Ce n'est que par ce moyen que nous pourrons conserver la forme évasée de cette robe de fête, affirme Malika.

Le prix varie d'une robe à l'autre selon la décoration. Le coût d'une robe réalisée selon la technique du " Madjboud " varie entre 50 000 et 100 000 dinars, parfois plus. Certainement plus quand on sait que les Constantinoises doivent porter avec cette robe un "M'hazma" (ceinture) en louis d'or de différentes valeurs.

Par Razika Bessikri (APS – 20 Avril 2015)

Artisanat

L'activité artisanale reste importante, on pratique la broderie, dont la brasserie dont la production de plaques de laiton avec les motifs d'inspiration ottomane, la chaudronnerie, la sculpture sur bois et la poterie. La broderie Constantinese met en vedette des arabesques d'influences turques avec des couleurs sombres et des fils d'or. Les femmes de Constantine portent un haïk noir appelé M'laya en signe du deuil de Salah Bey. Ce dernier reste aujourd'hui très rare étant donné que les femmes Constantines portant le voile moderne que l'on retrouve dans tous les pays arabo-musulmans.

La Brasserie existe en Algérie depuis le Moyen Age. Les objets emblématiques de Constantin sont, El-Kattara (égouttoir) un objet qui sert à produire des parfums rose et jasmin et el Kirouana sorte de bassin aux parois légèrement évasées, utilisé pour les toilettes.

La ville a gardé son souk "ennahassine" (marché du cuivre) dans la médina nommée : CITE BARDO.

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Arts culinaires

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Constantine a aussi une cuisine riche et variée. Parmi les spécialités culinaires consommées au Ramadan, par exemple, on trouve le Tajine el ain, un plat à base de pruneaux auquel on ajoute des amandes et de la viande saupoudrée de sucre raffiné, le Djari, le chorba de blé séché, grillé et broyé ; chbah essafra, kefta, h'mis et bourek. On peut aussi mentionner les nombreux plats de pâtes de Constantine, tels que trida, tlitli, rechta, chakhchouka.

La pâtisserie locale est également variée. Citons le djawzia, baqlaoua, ghribia, bourek el renna, maqroud el maqla. Le dessert se compose de fruits de saison et de m'halbi, à base de lait, crème de riz, sucre et eau de rose.

Les gâteaux traditionnels Constantinois sont une sorte de pâtisserie à base de spécialités ancestrales nées dans les villes les plus anciennes du pays comme Constantine. L'histoire de cette ville a fait de sa pâtisserie, une pâtisserie riche et variée. Celle-ci a subi une vaste influence de certaines régions du monde notamment de l'Andalousie avec la venue des Maures, du Moyen-Orient lors de la conquête islamique mais aussi de la présence ottomane.

De plus en plus populaire, la pâtisserie Constantine est exportée dans les pays voisins, en Europe et en Amérique du Nord. On l'appelle souvent "pâtisseries maghrébines", "arabes" ou "orientales".

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Musique

Constantin est le berceau de l'une des trois écoles de musique arabo-andalouses. La version Constantine s'appelle le malouf qui signifie "fidèle à la tradition" dont le rythme et les instruments diffèrent des noubas d'Alger et de Tlemcen. Les autres styles musicaux de la ville sont le zajal, une musique sacrée, la fkirette chantée par les femmes ainsi que le hawzi et le mahdjouz. Un festival international du malouf est organisé dans la ville, qui attire chaque année des artistes arabo-andalous d'Afrique du Nord, d'Europe, de Turquie et du Moyen-Orient.

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Mohamed Tahar Fergani - Le maitre du malouf

Mohamed Tahar Fergani (arabe : محمد الطاهر الفرقاني الفرقاني), né Reganni, le 9 mai 1928 à Constantine et mort le 7 décembre 2016 à Paris, est un chanteur, violoniste algérien.

Mohamed Tahar Fergani est né dans une famille de musiciens. Son père, Cheikh Hamou Fergani (1884-1972) était un célèbre chanteur et compositeur algérien de Houzi, un style populaire de Tlemcen. Il a d'abord été formé à la flûte (roseau, appelé fhel ou djouwak) à l'âge de six ans, puis à tous les instruments andalous et par son frère Abdelkrim dans le métier de la broderie. Mohamed Tahar Fergani débute dans le genre oriental, le genre charqi d'Egypte dans un décor Toulou'el Fadjr (aube). Puis il changea de style musical pour se rapprocher du Malouf, propre à Constantin et sous l'impulsion de son maître Cheikh Hassouna, mais aussi Cheikh Baba Abid et que son père lui avait déjà appris les bases.

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Maître malouf qui est le répertoire de musique arabo-andalouse de l'école de Constantin, Mohamed Tahar Fergani est l'un des rares chanteurs à interpréter des compositions sur quatre octaves.

Ce qui caractérise Mohamed Tahar Fergani, c'est "sa voix chaude et puissante, fortement imprégnée des couleurs orientales qui l'ont rendu célèbre très vite et son archet.

Outre le Malouf, il interprète le Mahjouz (genre populaire constantinois dérivé du Malouf), le Zjoul (genre musical constantinois, aussi ancien que le Malouf) et le Hawzi (genre populaire dérivé du Gharnati Tlemcen).

Toute la famille Fergani est initiée à Malouf. Sa sœur Z'hor Fergani (1915-1982) était aussi chanteuse et son fils aîné, Salim Fergani est un cheikh de Malouf reconnu et aussi son petit-fils Mouhamed Adlen fergani qui chante aussi Malouf et il est considéré la quatrième génération dans la musique après son oncle salim son grand père Mouhamed tahar fergani et son arrière grand-père hamou fergani.

Mohamed Tahar Fergani a des centaines d'enregistrements à son actif et a reçu plusieurs prix internationaux. Il crée son orchestre et son école à Constantine. Le 18 mai 2008, il a célébré son 80e anniversaire à l'UNESCO à Paris.

Une de ses chansons les plus célèbres en Algérie est Ed Dhalma (l'injuste) du poète Henni Benguennoune.

Galerie de photos

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Mosquée Emir Abdelkader

Un chef-d'œuvre architectural